Une fois de plus le président de la République pratique le management par le stress avec l’Éducation nationale et la communauté universitaire en décidant d’imposer, à la hussarde, une réforme de la formation des professeurs du second degré.

Le SNIRS CFE-CGC considère que ce nouveau projet n’est ni plus ni moins qu’une suppression du concours du CAPES avec, à la clé, une formation au rabais des futurs enseignants qui, tôt ou tard, se répercutera sur le niveau des élèves. Le seul objectif est de mettre un adulte devant chaque classe afin de combler les « trous ».

Le SNIRS CFE-CGC s’associe aux protestations émises par les sociétés savantes, les sections de CNU et les jurys de concours qui s’opposent à cette entreprise de démolition de l’excellence française.

Le SNIRS CFE-CGC demeure convaincu que si le président et son gouvernement veulent attirer – et conserver – des jeunes étudiants vers le professorat trois conditions doivent être remplies :

Autorité : il est nécessaire de rétablir l’autorité des enseignants et de défendre l’institution

Rémunération : les enseignants doivent être rémunérés de façon juste et attractive à l’image de ce que pratiquent les autres pays européens si souvent cités comme modèles,

Sérénité : il faut inscrire de nouveau l’Éducation nationale et la formation des enseignants dans un temps long en mettant un terme à la frénésie de réformes souvent contradictoires et dépourvues des moyens nécessaires.