Assises pour le financement des universités : de qui se moque-t-on ?

Alors que les conseils d’administration des opérateurs de l’État votent des budgets en déficit, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche annonce la tenue en janvier 2026 d’”Assises pour le financement des universités”.

Le SNIRS CFE-CGC ne participera pas à cette mascarade et ne cautionnera pas ce coup de communication de la part d’un ministère qui depuis des années assèche le financement des établissements. Les grands responsables du délabrement croissant, ce sont les gouvernements successifs qui n’ont pas compensé, comme ils le font pour les autres personnels de l’État, les charges supplémentaires : revalorisations indiciaires et indemnitaires, glissement vieillesse technicité (i.e. évolution de la masse salariale en fonction du vieillissement et de l’avancement de carrière des agents), compte d’affectation spéciale (CAS) Pensions, protection sociale complémentaire, faisant des agents de l’ESR des « sous-fonctionnaires ».

Provocation ? Dans le même temps, le ministère annonce dans les médias vouloir favoriser l’accueil de chercheurs états-uniens pour détourner l’attention et masquer l’austérité généralisée pour ses propres chercheurs.

Le SNIRS CFE-CGC est attaché à la discussion, à la négociation, mais pas à un simulacre de dialogue avec des autorités de tutelle qui font la sourde oreille depuis plus d’une décennie.

Le SNIRS CFE-CGC fait part de ses plus vives craintes pour l’année qui vient et, s’il n’est pas trop tard, appelle les parlementaires à ne pas sacrifier l’avenir de notre jeunesse et la place de notre pays dans le monde.